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Arménie: une progression ralentie en 2014 (1ère partie)

Dans ce numéro « France-Arménie » commence la publication d’une étude consacrée à l’évolution économique générale de Arménie en 2014.
D’une manière générale les retombées de la crise ukrainienne et les effets du blocus occidental contre la Russie ont été ressenties fortement surtout au dernier trimestre et l’activité économique s’est poursuivie au ralenti.

Première partie – le secteur réel : production et services
Cette première partie présente l’évolution de l’agriculture, de l’industrie, de la construction, du commerce et des services, des nouvelles technologies et du tourisme.
D’une manière générale elle a été positive pour tous les secteurs, sauf la construction, et le produit intérieur brut a progressé de 3,4%.

L’agriculture
La production agricole s’est élevée à 2 457 millions (m) de dollar en 2014 (+7,2% par rapport à 2013). Les cultures représentent 59% du total de ce montant, l’élevage 38% et la pisciculture 3%. La pisciculture a fait un bond de 24,6% durant l’année à la suite de la création d’un grand nombre de fermes piscicoles.

Les superficies consacrées aux cultures aussi bien que les quantités produites ont fortement augmenté à l’exception des fruits en raison de mauvaises récoltes d’abricot. Il en va de même pour les produits de l’élevage, surtout les viandes et volailles.

Productions agricoles

Les régions agricoles de l’Arménie sont le Guégharkounik (19,0% de la valeur totale produite),  l’Armavir (17,4%), la plaine d’Ararat (14,2%) et le Chirak (11,0%). Ces quatre régions ont représenté plus de 60% de la production agricole totale du pays.
D’une manière générale les marchés arméniens regorgent de produits alimentaires locaux(*). Il ne manque aucune denrée alimentaire de première nécessité et les dates de péremption sont respectées.

2- L’industrie
La production industrielle totale de l’année 2014 s’est élevée à 3097 millions de dollar ; les industries minières en représentent 15%, les industries de transformation 65,6%, les secteurs de l’électricité et du gaz 18% et celui des eaux, eaux usées et déchets 1,4%.
Il est important de noter que les industries agroalimentaires correspondent à 38,4% de l’ensemble de la production industrielle soit 1 189,6 m de dollar. En y ajoutant la production agricole d’une valeur de 2 457,3 m de dollar on peut dire que l’agroalimentaire représente une valeur globale de 3 646,9 m de dollar, soit 35,5% du PIB.

Productions

Les principales régions industrielles du pays sont Erévan avec 42% environ de la production industrielle totale,  la région de Syunik (15,3%), la région de Kotayk (13%) et celle d’Ararat (10,4%).

Par ailleurs, en 2014, 11,2% de l’électricité produite a été d’origine hydraulique, 69,6% d’origine thermique et 0,2% d’origine éolienne ; 19% ont été produits par la centrale nucléaire.

Parmi les quelques 2000 entreprises industrielles, 42% sont de très petites entreprises (moins de 5 salariés), 47% sont de petites entreprises (entre 6 et 50 salariés), 5% sont des entreprises moyennes (entre 51 et 100 salariés) et 6% de grandes entreprises (nombre de salariés supérieur à 100)..

La construction
Au total 433 210 m² ont été construites en 2014 soit un recul de 4,3% par rapport à 2013.
Une répartition par région montre que 57% concernent la capitale Erévan, 9,8% la région de Lori, 7,1% le Tavouch et 5,1%  le Kotayk.

Une répartition selon les sources de financement montre que 46,1% des superficies construites l’ont été par les entreprises, 25,1% par la population et 13,8% par l’Etat.

Une répartition selon les activités économiques est aussi intéressante : elle montre que plus de 25% sont réalisées dans le cadre d’activités immobilières (achat/vente) et 13,5% concernent les transports.

Les superficies destinées à l’habitation ont été évaluées à 257 000 m² (soit 59% de l’ensemble) dont 200 000 m² à Yérévan.

Le commerce et les autres services
Le chiffre d’affaire total du commerce s’est élevé à 5 777 m de dollar en 2014, en progression de 1,6% par rapport à 2013.

Le commerce de détails représente 61% de l’ensemble (en légère baise par rapport à l’année précédente), le commerce de gros 35,3% (en progression de 5%) et le commerce de voitures 3,7%, (en progression de 4%).

Le commerce s’effectue dans environ 19 600 points de ventes répartis dans tout le pays, dont 13 000 magasins et 3 200 kiosques. 80% du commerce de détails se fait à Yérévan.
Parmi les principaux autres services on peut citer l’hébergement et la restauration, la culture, les  spectacles et les loisirs, l’information et la communication, les transports, et les services financiers et d’ assurance.

Le chiffre d’affaires de ces services s’est élevé à 2 669 m de dollar en progression de 7,0% par rapport à 2013. Ils sont concentrés à Erévan à 80%.

Les technologies de l’information (TI)
Ce secteur est considéré comme étant le plus développé de la région. Fin  2014, il y avait 380 entreprises high-tech en Arménie dont 159 à capitaux totalement ou partiellement étrangers. Depuis plusieurs années le taux de croissance du secteur est compris entre 20 à 25% et sa part dans le PIB est aujourd’hui de 3,8%.
Le chiffre d’affaire en 2013 s’est élevé à 380 m de dollars et on anticipe son augmentation jusqu’à 1 milliard en 2018.

Ce secteur participe aussi au développement des régions frontalières du pays ; ainsi en 2014, 344 villages périphériques ont été connectés au wifi, ce qui permettra leur « désenclavement » par  l’utilisation de l’internet : celui-ci sera gratuite la première année  et à tarif préférentiel ensuite.

La politique de développement des TI reste une priorité pour le gouvernement ; ainsi l’Arménie accueillera en  2019 la « Global Information Technologies Conférence ». Un accord en ce sens a été conclu avec l’organisme international « World Information Technologies and Services Alliance ».

Sur une autre plan, l’ »Union des Entreprises des Technologies de l’Information » (UITE) est à l’initiative des la création d’une soixantaine de groupes d’études robotiques dans les collèges et lycées d’Erévan. Ce type de cours n’existe que dans un très petit nombre de pays ; l’objectif est de rendre ces cours obligatoires dans tous les établissements d’éducation ; la création de laboratoires aurait un coût de 5 à 6 millions de dollar.

Le tourisme
Depuis deux ans les organismes internationaux spécialisés ont classé l’Arménie parmi les cinq premières nouvelles destinations à découvrir. Parallèlement le nombre de touristes a dépassé le million en progressant de plus de 11 % en 2014. Le tourisme intérieur se développe aussi rapidement. En 2014 il a concerné 860 000 personnes soit une augmentation de 28,4%.

nombres

Ainsi les secteurs les plus importants pour le développement de l’Arménie sont l’agriculture et l’agroalimentaire, les technologies de l’information et le tourisme.                    L’agriculture doit être développer en faisant appel à des techniques modernes de production et en améliorant le productivité.
L’Etat soutient fortement les technologies de l’Information alors que d’importants efforts sont encore souhaitables en tourisme.   

La deuxième partie de l’étude abordera les questions relatives à l’organisation des marchés et aux rémunérations ainsi que la présentation du secteur bancaire et des relations extérieures.   

(*) Sont d’origine locale :
100% des produits de boulangerie et 70-75% des pâtisseries ; 95% des produits laitiers ; 90-95% des produits à base de viande ; 45-50% des jus et boissons ; 60-65% des volailles et  90-100% des œufs : – presque 100% des vins et champagnes et 40-45% des vodka.    

Gérard Achdjian
APRICOT Group
Mise en relations d’affaires avec l’Arménie
www.apricotgroup.eu

Pour des informations détaillées sur l’économie de l’Arménie, veuillez consulter le site
 www.gab-ibn.com