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Arménie : une progression ralentie en 2014

La première partie de cet article (voir France-Arménie N° 418) a présenté l’évolution du secteur réel de l’économie arménienne en  2014 (production, services…). La suite que nous publions aujourd’hui aborde l’évolution du secteur bancaire, du commerce extérieur et du marché du travail.

Deuxième partie
Le secteur bancaire, le commerce extérieur et le marché du travail.

1) Le secteur bancaire
Le secteur bancaire comprend la Banque Centrale (BCA), 21 banques commerciales (avec 479 agences) et une banque de développement*.
* Font partie aussi du système financier, 32 organisations de crédit (9% de participation étrangère), 7  compagnies d’assurance dont 3 à capital étranger, 142 prêteurs sur gages et 226 bureaux de change,

1- Depuis sa création en 1993, la Banque Centrale s’est efforcée d’améliorer ce secteur en exerçant une politique de réglementation stricte. Ainsi, tout récemment, elle a porté le capital minimum des banques commerciales de 5 milliards à 30 milliards AMD (63 millions USD) .

Cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2017 et devrait encourager la consolidation des banques, certaines fusions ainsi que l’acquisition des petites banques. Elle devrait aussi permettre une meilleure résistance aux chocs économiques et la création d’un environnement plus sein.

Aujourd’hui, 5 banques uniquement remplissent cette condition.
La mesure a été saluée par plusieurs organisations internationales qui sont prêtes à faire des investissements dans les banques arméniennes.

Indicateurs du système bancaire

2- Pour commenter l’évolution des dépôts et des prêts bancaires en  2014, il faudrait tenir comte de l’effet de la dépréciation du Dram arménien à la suite de celle du rouble russe.
On sait que cette dernière a fortement chuté lors de la crise ukrainienne et la dégradations des relations entre la Russie et l’Ouest : embargo occidental, baisse du prix du pétrole, détérioration de l’économie russe et donc celle de l’Arménie en raison de sa très forte dépendance.

En exprimant les dépôts et les crédits bancaires en USD (monnaie de référence) on élimine l’effet de la dépréciation et on obtient une évolution plus proche de la réalité.
On peut  se rendre compte aussi des modifications de comportements des agents économiques pour se protéger contre d’éventuelle pertes.

Evolution des dépôts et prêts bancaires

On remarque ainsi qu’en 2014 :
– les dépôts bancaires exprimés en USD ont accusé une baisse de 6,9% même si exprimés en Dram la hausse a été de 9% (voir tableau).

– les dépôts en AMD représentaient 40% des dépôts aux résidents à la fin de 2013 ; cette part n’était plus que de 35,8% fin 2014. Inversement les dépôts en devises ont vu leur part augmenter de 60% fin 2013 à 64,2% fin 2014.

Ainsi pour se protéger contre les risques de change les dépôts en devises (en USD) ont été privilégiés, surtout au 4ème trimestre.

Il en va de même pour les prêts bancaires. Exprimés en AMD ils montrent une progression de 21,7%, mais uniquement une hausse de 3,9%  lorsqu’on les exprime en USD.
Par ailleurs, en 2014, les banques ont eu tendance à prêter plus facilement en devises plutôt qu’en AMD pour ne pas supporter des risques de changes. Ainsi

– le prêts en devises ont progressé de 9,2% (+6,2% pour les entreprises et +17,3% pour les ménages)

– et ceux en AMD ont régressé de 8,5% (-17,8% pour les entreprises et -3% pour les ménages)
Il faut noter aussi que les taux d’intérêt restent élevés en Arménie et beaucoup de projets de grande envergure sont plutôt financés par des organisations internationales ou des gouvernements étrangers.

Le développement du système bancaire arménien est tributaire de l’augmentation de la  capitalisation, de  la recherche de ressources à long terme,  de l’élargissement de la gamme des services offerts et de  l’expansion régionale

L’évolution des échanges
Systématiquement la valeur des importations de l’Arménie représente 2,5 à 3 fois celle de ses exportations : 4 402 millions contre 1 519 millions USD en 2014.

Une analyse géographique des échanges montre qu’en ce qui concerne les exportations :
– 24% sont destinés à la CEI (20,3% à la Russie)
– 30% à l’Union Européenne (10,5% à l’Allemagne ; 5% aux Pays-Bas et 4% à la Belgique)
– 47% au Reste du Monde (11% à la Chine ; 6% aux Etats-Unis et 6% à l’Iran). En  2014, les exportations vers ce groupe ont progressé de 22,6%.

Par contre la structure des importations a très peu varié.
– 30% proviennent de la CEI (25% de Russie)
– 26% de l’Union Européenne (6,5% d’Allemagne et 4% d’Italie)
– 44% du Reste du Monde ( 9,5% de Chine ; 5,3% de Turquie ; 4,7% d’Iran et 3,0% des Etats-
Unis).

Une analyse par produit montre que 80% des exportations représentent une quinzaine produits qui appartiennent aux catégories suivantes : produits alimentaires (22,3%),  produits minéraux (26,3%), pierres et métaux précieux et la joaillerie (15%) et métaux de base (20%).

Une diversification de la production et des exportations paraît donc indispensable pour rendre l’économie plus viable.

Nécessairement les importations bien sont plus diversifiées et 50% représentent environ 25 produits. Ce sont des produits alimentaires et à base de plantes (13,8%), des produits minéraux (18,8%), des produits chimiques et des matières plastiques (12,2%), des machines, matériels et installations (22,1%), pierres et métaux précieux (7%), des métaux de base (7,5%).

L’économie arménienne doit être diversifiée.
80% es exportations représentent 15 produits (produits miniers, brandy, or,…)
50% des importations représentent 25 produits.

Deux moyens pour améliorer la situation :
créer des sociétés capables d’être concurrentielles sur les marchés extérieurs
combattre l’économie souterraine : des réformes sont votées mais l’environnement des affaires manque de confiance.

Une analyse par produit montre que 80% des exportations représentent une quinzaine produits qui appartiennent aux catégories suivantes : produits alimentaires (22,3%),  produits minéraux (26,3%), pierres et métaux précieux et la joaillerie (15%) et métaux de base (20%).

Une diversification de la production et des exportations paraît donc indispensable pour rendre l’économie plus viable.

Nécessairement les importations bien sont plus diversifiées et 50% représentent environ 25 produits. Ce sont des produits alimentaires et à base de plantes (13,8%), des produits minéraux (18,8%), des produits chimiques et des matières plastiques (12,2%), des machines, matériels et installations (22,1%), pierres et métaux précieux (7%), des métaux de base (7,5%).