agriculture
pharmaceutique
chimie
NTIC3
armenie marche

Le maire de Lyon a remis sa démission pour laisser la place à Gérard Collomb

www.lemonde.fr

Selon nos informations, Georges Képénékian a envoyé sa lettre de démission mardi soir à la préfecture, première étape avant le retour du ministre de l’intérieur démissionnaire.

L’information valide l’hypothèse d’un départ imminent du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Selon Le Monde, le maire de Lyon, Georges Képénékian, a envoyé sa lettre officielle de démission mardi 2 octobre dans la soirée. Elle doit arriver demain à la préfecture, première étape administrative avant le retour de Gérard Collomb.
M. Képénékian a confirmé mardi au Figaro qu’il allait céder sa place à Gérard Collomb, lequel a réitéré le même jour, dans le même journal, sa décision de démissionner du ministère de l’intérieur afin de briguer la mairie de Lyon en 2020.
Ce scénario a été confirmé au Monde par un proche d’Emmanuel Macron, qui précise : « Collomb a demandé à l’actuel maire de Lyon, Georges Képénékian, de démissionner de ses fonctions pour pouvoir remettre la main sur la mairie dès que sa démission du gouvernement sera effective. »
Georges Képénékian, qui lui avait succédé dans le fauteuil de maire, a réuni mardi soir quelques élus de sa majorité pour organiser cette succession anticipée sur le calendrier annoncé. Des élections internes au conseil municipal devraient avoir lieu d’ici une quinzaine de jours pour procéder officiellement à l’élection du nouveau maire. Celle-ci devrait se faire sans difficulté, Gérard Collomb possédant une majorité confortable à Lyon.
Dans un entretien au quotidien régional Le Bien public, Gérard Collomb ne laisse planer aucun doute sur l’imminence de son départ. A la question « Serez-vous ce mercredi matin au conseil des ministres ou à Lyon ? », il répond :
« Si un successeur est trouvé dans la nuit de ce mardi à mercredi, je lui aurai passé les pouvoirs au ministère de l’intérieur, et oui, je pourrai revenir à Lyon. S’il faut attendre vingt-quatre heures ou quarante-huit heures pour des raisons techniques, je serai au conseil des ministres, car j’assurerai la continuité de ce ministère, qui ne peut rester vacant. »
Sa démission est actée, selon lui : « Oui, je reviens à Lyon. J’ai expliqué au président que les Français et les Lyonnais avaient besoin que les choses soient claires », déclare-t-il au quotidien. Il assure qu’entre Emmanuel Macron et lui il y a eu des « discussions franches » mais « pas d’incompréhension. Depuis que nous travaillons ensemble, je suis resté à ma place. Il a compris mon engagement et mon attachement pour Lyon », ajoute-t-il.