agriculture
pharmaceutique
chimie
NTIC3
armenie marche

Exporter en Russie, la porte d’entrée arménienne

Par le magazine Profession Fromager. Voir l’article ici.

Depuis 2014, les produits agroalimentaires français sont interdits de séjour en Russie. En 2013, les produits laitiers français, majoritairement des fromages, s’y exportaient à hauteur de 109 millions d’euros, selon les chiffres de la Fédération nationale des coopératives laitières.

Pour contourner cet embargo, la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Arménie en France (CCIA) vient de mettre en place un projet consistant à attirer dans l’ancien république soviétique des « fabricants de fromages français intéressés par l’export ou ayant déjà cette culture », pour qu’ils fabriquent leurs fromages selon les normes européennes, sous leur propre marque et avec leur savoir-faire , et a faire venir des experts français pour contrôler régulièrement la qualité du lait et le processus de fabrication.

En effet, l’Arménie a rejoint en janvier 2015 l’Union économique eurasiatique (UEE), qui regroupe la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie. Ainsi, les produits en provenance d’Arménie peuvent entrer sur les marchés de ces trois pays, et ceci sans payer aucune taxe douanière, explique Vartan Kaprielian, représentant de la CCIA en France. « Même si demain le blocus est levé, l’intérêt est de ne pas être soumis à ces taxes de 32%, pour les produits entrant en Russie » souligne le conseiller. « Aujourd’hui, ajoute-t-il, l’Arménie est un pays très agricole, qui produit du lait en abondance, mais fabrique pourtant très peu de fromages, un peu de mozzarella, de fromage type roquefort, mais seulement avec de la poudre de lait. »

La CCIA, qui offre son accompagnement, met également en avant « les mêmes droits que ceux d’un citoyen arménien pour les étrangers, une législation très similaire, des coûts très bas de fabrication, des allégements fiscaux, et la mise à disposition d’usines avec deux années de loyer pris en charge, ainsi qu’une stabilité financière et bancaire du pays. » « Les fromages “made in France”, comme les vins, sont très appréciés, poursuit le conseiller, surtout les fromages haut de gamme, de qualité, avec une valeur ajoutée importante. L’Arménie est très francophile».

Pour tout renseignement, contactez la CCIA.

Source : http://www.professionfromager.com/news/article/exporter-en-russie-la-porte-d